mes expériences de vie

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Il n’est pas facile de se présenter, de parler de soi, d’exprimer qui l’on est, car en somme pouvons-nous affirmer savoir qui l’on est réellement.

J’ai toujours eu du mal à me faire une place ici. J’ai cru devoir être comme tout le monde pendant très longtemps : naître, être bien éduquée, apprendre un travail, être bien mariée, avoir des enfants et vivre la vie que la société attend de nous. Mais pour moi, c’était impossible depuis toute petite, je n’ai jamais réussi à rentrer dans le moule. Empathe de naissance, il m’arrivait même parfois de me perdre dans les émotions des autres. Je n’ai jamais réussi à comprendre le comportement des gens. Cette vie qui semblait être pour moi, une aberration. Très jeune, je me suis demandé pourquoi vivre cette vie si l’on doit mourir au bout de quelques années. C’était compliqué et difficile pour moi de comprendre.

J’ai passé des années à comprendre ma place dans ce monde et autant d’années à me trouver réellement.
Je suis née il y a 44 ans de cela. Etrangement, je me souviens très bien de mon arrivée dans ce monde et des sensations éprouvées.

Mon arrivée dans ce monde, fût violente, extrêmement douloureuse. Je me souviens parfaitement de la douleur lorsque mon âme est entrée dans la matière, lorsque ma peau a senti l’air, cette impression de milliers d’aiguilles qui vous piquent le corps. La brûlure de mes poumons lorsqu’ils se sont remplis d’air. Les souvenirs sont encore bien présents dans mon âme. A l’époque, on ne tenait pas compte de la souffrance de l’enfant venant au monde. La mère souffre, mais l’enfant souffre également et c’est une sphère qui doit être vécue sur ces deux plans. L’accompagnement d’un enfant à la naissance est primordial.

Je me suis incarnée en conservant une partie de moi, de ce que j’étais. Si bien que j’ai commencé à œuvrer dès mes quelques mois d’existence. Cet épisode de ma vie me fût raconté à plusieurs reprises (comme si elles souhaitaient que je ne l’oublie pas) par plusieurs personnes qui étaient présentes ce jour-là et notamment par mon oncle lui-même.

Le frère de ma mère terrestre tomba gravement malade. Il subit une opération d’une mastoïdite aggravée et tomba dans le coma à la suite de celle-ci. Son état était critique, les visites de la famille s’enchaînèrent mais sans aucun signe d’éveil de sa part. Ma mère m’amena à l’hôpital avec elle, bien sûr les enfants étaient interdits, c’est pourquoi elle dût passer par l’extérieur, la fenêtre de la chambre donnant sur la cour. Elle tapa au carreau souhaitant attirer son attention mais sans succès. Elle m’attrapa alors et me brandit devant la fenêtre en appelant son frère. Elle souhaitait qu’il me connaisse, qu’il voit sa petite nièce, qu’il réagisse…. Et c’est ce qui se passa, il se réveilla brutalement et se mit à s’agiter violemment. Ma mère reçut alors une sérieuse dispute de la part des infirmières qui ne comprenaient pas pourquoi amener un enfant si jeune à l’hôpital.

Mon oncle me racontait souvent cette histoire, pour lui c’était moi qui l’avais ramené. Il était sûr de lui. J’écoutais, pensant qu’il devait être un peu fou pour clamer à qui voulait l’entendre que je l’avais sauvé, mais ma mère me disait qu’il disait vrai… Et pourtant, la sphère spirituelle a toujours été rejetée par ma famille.

J’ai grandi avec une certaine conscience, une perception au-delà du plan terrestre. Enfant, je pensais que ma mère terrestre avait été ma fille, que j’avais dû naître bien avant elle pour lui donner la vie et pour qu’à son tour, elle me permette de venir au monde. Je ne savais l’expliquer autrement, mais en grandissant, j’ai pu mettre des mots concrets sur les souvenirs d’autres dimensions.

Il est difficile de grandir lorsque l’on a un certain nombre de perceptions que l’on est obligé de cacher pour ne pas effrayer. Ma famille terrestre n’était pas du tout ouverte à la spiritualité, mes peurs d’enfant, l’autre monde que je voyais autour de moi, ce que j’entendais n’étaient pour elle que l’œuvre d’une grande imagination de ma part. Alors, j’appris très tôt à me taire et à me faire une place en faisant semblant d’être comme tout le monde.

Plus je grandissais, plus mes perceptions évoluaient. Parfois, il m’arrivait de me sentir dans un autre corps, celui d’une femme, vaporeuse, grande et mince. Un corps de femme dans mon petit corps d’enfant humain. Je me sentais vivre et grandir sur deux dimensions différentes, cela me paraissait à la fois « normal » mais à la fois déstabilisant.
Vers 12 ans, mon grand-père maternel que je n’ai jamais connu, commença à m’apparaître sous forme de rêves. Il m’avertissait sans paroles, simplement en symboles, signes et mises en scènes pour me permettre de comprendre l’avenir. Mes parents ont alors commencé à s’interroger, les rêves que je faisais étaient réellement prémonitoires. A mes 20 ans, c’est ainsi qu’il m’accompagna vers le décès de son épouse, ma grand-mère, que j’ai pu accompagner jusqu’à sa fin de vie.

De son vivant, ma grand-mère était une femme pieuse, seule et autoritaire. Je m’entendais rarement avec elle, nos rapports étaient difficiles et tendus, mais j’étais présente pour elle. Quelques jours après son décès, j’eus sa visite en rêve, elle était accompagnée de mon grand-père. Ce fût la dernière fois que je le vis, sa dernière visite après 8 ans d’accompagnement et d’enseignements.

Ma grand-mère se montra totalement différente à la suite de son décès, je découvrais une femme pleine d’amour qui me visitait régulièrement. Nos liens se sont ainsi soudés, elle m’apprit à me protéger des attaques nocturnes que je subissais depuis enfant.

Certains épisodes de ma vie se sont montrés difficiles, particulièrement ces combats contre l’ombre, mais il était inévitable de passer par là, tout comme il m’était difficile de comprendre à l’époque pourquoi autant d’êtres, invisibles aux yeux des humains, souhaitaient autant me voir mourir.

Il était réconfortant pour moi d’avoir ma grand-mère à mes côtés, elle me permit d’apprendre et de comprendre tellement de choses. Elle me disait m’entendre comme lorsque l’on parle sous l’eau, la perception des sons était vraiment différente du plan humain.

Me voici  arrivée à l’âge adulte, la période d’adolescence enfin terminée. Je me suis longtemps cherchée une place pendant cette période, une place parmi les humains que je comprenais de moins en moins. Je ne me sentais pas dans mon élément, pas dans ma vraie famille, pas aimée et digne d’être aimée… combien de fois ai-je demandé à partir de ce monde.

Une voix forte raisonnait alors dans ma tête : « il n’y a que les lâches qui mettent fin à leur vie, tu dois rester ! » ou encore : « on t’a confié un corps, prends-en soin ! » Des phrases rudes et électrochocs mais qui me permettaient de comprendre qu’il n’y avait aucune autre alternative que de continuer de me battre pour exister, alors j’acquiesçais et poursuivais ma route.

Avec le temps et après une éducation stricte, humiliante et privative de toute liberté et d’amour, j’appris très vite à me fondre dans le moule pour vivre dans ce monde sans pitié. Mon empathie m’aidait à anticiper et à me comporter en fonction de ce que l’on attendait de moi, une femme soumise à la volonté d’autrui.

Qu’il est douloureux de devoir oublier qui l’on est réellement, oublier cette vivacité de logique d’esprit et de répartie qui faisaient de moi une enfant au caractère dynamique. Cette enfant que l’on avait qualifié de petit génie pour son intellect très vite développé, a appris très tôt qu’une fille doit simplement obéir et suivre la vie que ses parents terrestres avaient choisie pour elle.

J’ai trouvé ma place en travaillant dans le milieu hospitalier. Je pouvais me rapprocher de ceux qui avaient réellement besoin de soins. La médecine, le milieu médical a toujours été une réelle passion pour moi. J’ai pu redécouvrir des connaissances innées, des souvenirs, des choses que je savais alors que je ne les avais jamais apprises. Mais une fois de plus, j’appris à me taire… c’est très mal vu de faire des diagnostiques devant le patient à la place du médecin. Mais pour moi, c’était tellement naturel…

Je me suis fondu dans la masse professionnellement puis je suis devenue l’épouse d’un militaire à l’égo masculin bien marqué, j’eus avec lui mon premier enfant. Mon mari était souvent dépassé par mes facultés hors norme, mais n’y prêtait pas vraiment attention.

A la naissance de notre fils, mes facultés se sont légèrement modifiées, bien que celles-ci étaient mises entre parenthèses, je me suis retrouvée confrontée à quelques nouveautés : des sorties de corps et des voyages dans l’espace-temps. Chaque soir jusqu’à ce que je trouve le sommeil, je me retrouvais avec cette impression d’être partout à la fois. Les images défilaient devant mes yeux à une vitesse folle, je voyais des scènes aussi bien du passé, que du présent ou du futur. L’impression d’être tout et partout à la fois : un oiseau en plein vol, un animal, un dauphin, des gens, des personnes totalement inconnues pour moi, j’étais spectatrice de scènes de la vie. Les images filaient ainsi à toute allure chaque soir me donnant vertiges et nausées. Mais ceci n’était rien à côté de ce qui m’attendait en Nouvelle Calédonie.

Epouser un militaire comporte certaines conditions : accepter l’armée comme sa famille et l’expatriation à l’étranger…
A 30 ans je me suis retrouvée du jour au lendemain : seule avec un enfant de deux ans, un mari embarqué en mer et tout ceci dans un pays totalement inconnu. Dépendante de son mari comme « toute femme qui se respecte » …. je me suis retrouvée seule, face à moi-même…

Plus besoin de se comporter comme étant une autre personne. Apprendre à s’intégrer et se faire accepter pour ce que l’on est et non pour ce que les autres attendent de vous.
Le réveil fût violent, douloureux mais radical.

J’ai appris à me connaître à nouveau, à me découvrir sans les apparences, à être moi. J’ai pris conscience de tout ce que j’avais dû mettre de côté pour être une femme « lambda », dans la norme… On se rend compte du mal infligé par notre éducation, lorsque l’on retire toutes ces illusions, ces carcans, tous ces stéréotypes qui nous permettent d’évoluer, de nous insérer et de vivre dans cette société.

Je me suis retrouvée telle que j’étais réellement, toutes mes facultés s’amplifièrent subitement. Je pouvais lire dans toutes personnes comme dans un livre ouvert. Je sentais la vie dans le ventre de certaines femmes et pouvais connaître le sexe dès les prémices de ces petites vies. Je sentais la mort avant qu’elle n’arrive. Je voyais une autre vie au milieu des hommes, un autre monde se superposer à celui des humains. Mes mains devenaient de plus en plus brûlantes, je sentais l’énergie en moi.

Chaque nuit, je faisais des sorties de corps spontanée, je voyageais ainsi en toute conscience dans l’invisible.
C’est ainsi que j’appris à évoluer vers les différents plans d’existence et rencontrer d’autres manifestations de la vie.
Je me posais de plus en plus de questions, prenant conscience de tout ce que je vivais, de toutes ces expériences totalement étrangères au commun des mortels. Ayant passé mon enfance dans le silence de mes facultés, j’aimais croire que mes expériences étaient communes à d’autres. En grandissant, je compris très vite que j’étais seule face à ces autres mondes.

Après avoir rencontré quelques personnes qui purent me donner des fragments de réponses sur ce que je vivais, un jeune diacre me conduisit sur la route d’un chaman. Celui-ci savait, bien avant de me rencontrer, il m’attendait…
Il fût l’instrument de ma renaissance. J’ai toujours été douteuse de nature, me fiant qu’à ce que je ressentais en moi. Je suis restée méfiante pendant plusieurs mois avant de lui accorder ma confiance, mais la vie m’a une fois de plus poussé sur ce chemin.

Le déploiement total de la kundalini suivant la guidance et la volonté des êtres de Lumière me propulsa vers un élargissement de conscience…

Cette action aussi complexe, car très rapide, ne pouvait pas être réalisée par l’homme. Des êtres venant des plans d’évolutions supérieures supervisèrent ce travail.

L’ouverture de mon canal médullaire commença sur le plan humain et se poursuivit sur les autres plans. C’est ainsi qu’une nuit, je fus guidée vers un autre monde pour finaliser et sceller cette ouverture.

Cette expérience fût éprouvante, déstabilisante mais bien guidée ; j’ai pu rapidement m’adapter. Je ne savais plus dans quel monde je vivais, le plan terrestre était simplement devenu un rêve et l’autre, la réalité.
J’ai pu retrouver des souvenirs d’anciennes incarnations, comprendre certaines leçons.

Le chaman m’expliqua mon chemin, l’importance de celui-ci : « j’avais été choisie et j’étais très attendue ».
Un choix me fût proposé : « continuer ou arrêter ». Ma réponse fût non, mais après quelques jours de cauchemars où l’on me disait que si je refusais, je passerais le restant de ma vie à le regretter, alors j’ai laissé parler mon cœur et … «Oui» ! Oui je voulais continuer sur ce chemin qui semblait être le mien. Lorsque je formulais cette réponse, je sentais ces petits papillons dans mon ventre et la vibration dans mon cœur, comme pour me dire : « tu as choisi la bonne voie. »

Mon retour en France après ces deux années intenses fut un vrai déchirement.
Mon existence avant cet éveil était en complète contradiction avec ce que j’étais devenue.
La fin de mon mariage fut annoncée.

Je me retrouvais seule, devant le monde qui m’attendait.
Je suis donc parti avec mon fils m’installer vers le berceau de mon enfance, point de départ dans ma nouvelle vie de « réveillée ».

Je pus pratiquer et œuvrer ainsi dans la découverte de l’âme et des maux humains, encadrée et guidée par mes instructeurs de Lumière.

Je demandais parfois à croiser la route de mes confrères en participant ou assistant à certains stages, mais la voix forte de mon enfance, raisonnait en moi, encore et toujours : « Non ! Tu n’as pas besoin de tout ceci ! »
Je ne peux pas dire que l’on m’interdisait certaines choses, j’ai toujours eu le choix d’écouter ou de ne pas écouter ; mais au fond de moi, je ressentais l’importance de ne pas me présenter en certains lieux. Tout comme je ressentais l’inutilité de certaines lectures. Mon esprit devait rester intact, je ne devais pas m’encombrer de connaissances, ni de souvenirs qui ne m’appartenaient pas. Je devais rester « vierge » de lectures inutiles pour me permettre d’aller chercher mes propres réponses en moi. Tout comme je ne devais pas aller chercher de l’aide à l’extérieur vers d’autres confrères.

C’était totalement inutile.

Je me suis laissé guider par la vie, j’ai appris, évolué, pensé, me contenter de ce que j’avais.
Exercer, apporter la guérison ou l’éveil à ceux qui venaient à ma rencontre, accompagner la vie, accompagner la mort et bien au-delà de celle-ci.

Je pouvais circuler aisément dans d’autres mondes, vers d’autres dimensions. J’avais les réponses à chacune de mes interrogations, je comprenais, je voyais, j’expérimentais, j’allais même bien au-delà de ce que mes semblables acceptaient comme étant réalité.

Mes méditations, projections, voyages astraux étaient devenus instantanées. Je pensais, j’y étais ! Aucune barrière, aucune frontière. Je pensais vivre ainsi, seule dans mon coin, poursuivant ma petite vie en faisant du bien, seulement, mes méditations devinrent différentes. Je commençais à toucher du doigt ce que j’étais réellement mais j’étais loin encore d’avoir tout compris.

La vie m’encouragea à changer de lieu de vie, à quitter le berceau de mon enfance où beaucoup me rejetaient ne comprenant et n’acceptant plus ce que j’étais devenue et d’autres voulant me garder uniquement pour eux. Une source d’énergie de guérison rien que pour eux.

La vie me porta, loin de tout et de tous. Je partis ainsi vers une autre vie dans une nouvelle région.
Les souvenirs, les visions, tellement de choses me revenaient en mémoire. Je me réveillais la nuit avec plein de nouveaux souvenirs, des formes d’écritures, des sons, d’autres langues prenaient forme dans mon esprit.
Mes attaques nocturnes, devenues aussi diurnes devenaient de plus en plus régulières et cauchemardesques.
Le pouvoir de l’Amour et de la Lumière m’apprit que l’ombre sur ce chemin n’a pas sa place, bien qu’elle mette tout en œuvre pour nous barrer la route.

La volonté, la puissance du cœur et de l’âme permet de soulever bien des montagnes, rien ne peut empêcher l’élévation d’un cœur pur.

C’est ainsi que par un dimanche matin en décembre 2011, après toutes ces années d’enseignements, d’expériences et d’épreuves guidés par mes pairs, ma vie changea définitivement et radicalement.

Cela faisait déjà plusieurs mois qu’ils me préparaient à recevoir quelque chose qui à l’époque me dépassait encore totalement.
Chaque jour mon corps intégrait de nouvelles énergies, une énergie subtile, puissante, mais aussi brûlante. On me disait : «un avenir lumineux t’attend. Ton destin s’ouvre à toi, tu as de grandes choses à accomplir. Ton âme fusionnera en toi, tu seras elle, elle sera toi. »

A l’époque, je ne savais pas du tout ce qui m’attendait, mais peu m'importait, j’étais prête à le vivre. Je m’étais donnée à la Lumière et j’acceptais ce qu’elle attendait de moi.

Il était encore tôt ce dimanche matin, je me réveillais avec un sentiment étrange. Quelque chose attendait en moi, mais je ne pouvais décrire ce que c'était. J’étais calme, allongée sur le lit, je fermais les yeux, je vis devant moi un Griffon. C’était la première fois que j’en voyais un, mais je savais ce qu'il était. Un magnifique aigle blanc au corps de lion. Il était là devant moi et m'observait. Je le regardais puis je me sentis comme aspirée vers lui et soudain je me retrouvais en lui. J’étais devenue ce griffon majestueux. J’étais à la fois consciente d’être sur le lit et consciente d’être devenue le Griffon.

Cet être m’a alors porté dans une course folle au travers des étoiles, des constellations, puis des univers. Cette sensation de vitesse intense qui vous fait voyager plus vite que la lumière.
Nous avons parcouru ainsi tous les univers pour enfin arriver devant une frontière.

Je voyais distinctement devant moi une limite, une ligne d’horizon blanche et très lumineuse : la frontière qui sépare les univers où se trouvent les différentes sphères d'incarnations et ce qui n’est plus que lumière et éternité...
Le Griffon s’est soudain arrêté devant cet horizon de lumière pour me montrer ce qui se passait et ce qui m'attendait. Il reprit enfin sa course, mais cette fois-ci en volant. Nous entrâmes dans ce rideau blanc, puis l'ascension dans la lumière commença.

Je commençais alors à sentir dans mon corps terrestre une énergie intense m’intégrer. Elle entrait par mon coronal puis parcourait tout mon corps. Plus le Griffon montait et plus la chaleur dans mon corps s’intensifiait.
C’est alors qu’allongée sur mon lit, je sentis mon corps se positionner naturellement jambes alignées et bras écartés de part en part, en croix. J’étais incapable de bouger, comme paralysée avec la sensation qu’on me maintenait fermement les poignets et les chevilles. J’étais semi-consciente, à la fois Griffon et à la fois humaine.
Je sentais très nettement l’énergie s’intégrer en moi ; mon corps fut pris de tremblements puis décollait du lit dans des spasmes incontrôlables. Mes larmes roulaient, ma gorge étouffait des cris de peur et de douleur. Mais malgré tout je continuais d’accepter ce qui m’arrivait. J’entendais des voix qui se voulaient rassurantes. Elles me disaient : « ne résiste pas, aie confiance. »

Pendant plusieurs minutes, j’eus l’impression que tout mon corps se liquéfiait de l’intérieur au contact de cette énergie brûlante et irradiante. La douleur était intense, puis ce fut le calme. J’avais pénétré ce rideau de lumière et je me sentais comme apaisée. Je me souvins m’être dit : « c’est la fin, je suis en train de mourir » ; alors je me suis laissé aller sans résister.

Je me sentais planer, en paix, j’étais bien, je ne sentais plus rien. Puis je me suis évanouie et ma conscience s’est intégrée dans le Griffon.
Je me suis sentie à nouveau dans la peau de l’animal, je contemplais tout autour de moi. J’avais passé cette frontière de lumière et j’étais arrivée sur un autre plan d’existence ; un endroit qui m’était familier et que je retrouvais.

Mon regard se porta derrière moi, je vis alors mon corps terrestre, celui-ci n’était plus qu’une enveloppe vide. Sous la pression de la lumière, je vis celui-ci se désintégrer complètement et telle une poussière d’étoile, il fut balayé. Tout ce que j’étais auparavant fut dispersé comme un tas de poussière que le vent aurait soufflé. Je n’étais plus que conscience dans cette pure lumière.

Des souvenirs de mon âme me revinrent en mémoire, je sus alors qui j’étais ou plutôt je pris conscience d’une autre partie de vie.

Après un certain temps, je fus ramenée vers mon corps de matière, un corps qui ressemblait à l'ancien mais énergétiquement différent. Je repris connaissance, les bras toujours en croix. Une nouvelle conscience s'éveillait en moi, je me sentais totalement différente, j'avais la sensation que chaque cellule de mon corps respirait une énergie subtile et lumineuse. J'irradiais de lumière, d'amour et de paix.

L'être que j'étais avant n'existait plus, il s'était transformé pour devenir une âme de lumière incarnée dans une enveloppe adaptée à son énergie de pure concentration Divine.

Ceci fut le premier palier de ma transformation. Celle-ci fût graduelle mais de plus en plus puissante et intense. Proportionnelle à ce que je suis en réalité.
Aujourd’hui, ma conscience de lumière, mon cœur a totalement fusionné dans toute sa quintessence et ne fait plus qu'une avec cette enveloppe physique. Je suis d'apparence humaine mais mon esprit ne l'est plus. J'ai investi un corps de matière pour accomplir la mission qui m'a été donné : une mission d’amour et de Lumière.
La peur, le doute, le déni n’ont plus de place aujourd’hui, seul compte ce que je ressens au fond de moi comme un devoir, une réalité, le besoin d’être et de réaliser ce que je suis en totalité.

Je suis un être en conscience multi-dimensionnelle, ce qui veut dire que je possède en moi la conscience d’avoir plusieurs manifestations que ce soit physiques ou énergétiques. Je possède la conscience d’être un tout, d’être une globalité, mais aussi d’avoir une individualité multiple.

Je n’ai jamais pu m’intégrer depuis que je suis enfant, je n’ai jamais su m’adapter dans une vie qui n’était pas conforme à ce que je ressentais au fond de moi.

Mais heureusement, aujourd’hui, j’ai retrouvé ma flamme jumelle qui m’accompagne depuis maintenant plus de 9 ans. Il a été pour moi un vrai pilier, une force d’amour qui m’a permis de continuer mon ascension. Au fil des ans, j’ai pu m’immerger en totalité dans l’énergie, apprendre, comprendre et me libérer de cette emprise que les forces de l’ombre maintiennent sur nous. J’ai pu réintégrer une grande partie de mes mémoires, de mes connaissances, de mon essence, les différents langages vibratoires de lumière…. Voyager en pleine conscience là, d’où je viens. Mais aussi, explorer les moindres interstices de la matière, de la dualité, des multiples plans vibratoires, dans l’abnégation… J’ai passé plus de temps dans l’énergie que sur le plan terrestre mais je n’avais pas le choix, je devais comprendre et guérir, trouver la faille et la clé de sortie de notre prison.

Pour moi, dans mon cœur, il n’y a que de la Lumière, il n’y a que de l’amour, il n’y a que l’équilibre et la paix. Ce que nous vivons sur terre n’est pas conforme à ce qui existe dans mon cœur. J’appelle cela l’aberration de l’ombre, car ce qu’elle a créé n’a pas lieu d’être et ne doit plus être.

Nous ne sommes pas faits pour vivre ces souffrances, nous ne sommes pas faits pour vivre ainsi étouffés et perdus dans le noir. Nous possédons tellement en nous, mais on nous a tout fait oublier, car si nous tous savions réellement ce que nous sommes et d’où nous venons, rien de tout ceci ne serait. L’humain est perdu dans ses émotions, noyé sous des couches d’existences qui ne lui appartiennent même pas. Il se confond avec son image d’homme en oubliant ce qu’il possède en lui. Il oublie qu’il n’est pas cette enveloppe mais qu’il est celui qui habite à l’intérieur. Il a oublié l’essence même de la vie. Le principe de vie et la reliance avec elle.

Il n’est pas facile de parler de soi, de parler de sa vie et de ses expériences, mais c’est en prenant conscience de notre vie que nous pouvons nous libérer et vivre en totalité ce que nous sommes réellement.
J’ai accepté ma vie, j’ai accepté d’être ce que je suis réellement ici sur terre, mais je refuse de me plier et de me fondre dans un moule qui n’est pas moi. Je suis mon cœur et mon essence de lumière.
Je suis l’amour et la Lumière. Je suis la vie, l’essence même de ce qui est et doit être.

Je suis restée des années loin des hommes pour comprendre ce qui anime ce monde et aujourd’hui, j’ai compris pourquoi je suis ici.

Avec tout mon Amour
Un cœur en conscience

Mina Natèh

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